Reportage en Amazonie...

UNE ILE ENTOUREE DE VERT...

AVANT PROPOS

Tout d'abord, je tiens à préciser que pour préserver l'intimité des gens, aucune de mes photos ne représentera ces habitants à l'exception de l'espiègle petit Tommy dont Stéphanie, sa mère, m'a donné l'autorisation.

Il n'est pas évident d'expliquer le sentiment que j'ai en venant ici. Pour pouvoir vous le faire partager, la combinaison de trois sens est importante. La vue (photographies), l'ouie (désolé mais je n'ai pas d'enregistrement) et l'odorat (que personne ne pourra jamais vous faire partager). C'est seulement avec cette combinaison que vous pourrez ressentir ce que je ressens et pouvoir dire cela me plait ou non.
Nous n'avons pas le droit de dénigrer un pays, une région ou un être humain parce qu'ils ont des mœurs différents, des insectes ou des défauts.
Ne trouvez donc pas là prétexte, en lisant ce reportage, à encourager vos phobies et à les communiquer. Rien n'est plus stupide de parler d'une chose que l'on ne connaît pas. Ne vous surestimez pas, non plu, rester humble devant cette forêt, sachez reconnaître vos limites.

Ma principale intention est que vous ayez le déclic pour venir voir ce village et les faits ci-après sont que pures vérités.
J'aimerai aussi donner aux gens l'envi de concrétiser leurs idées et non pas leurs rêves, synonyme de tromperies.


Vivez des choses d'extraordinaires !!


Le climat :

Novembre 2004

Il neigeait dans les Pyrénées lorsque je les ai quittés.
Maintenant je me trouve dans l'avion qui décolle pour Paris. Je n'ai pas assez dormi ces derniers temps certainement à cause de l'excitation du voyage et des préparatifs. Je me sens très fatigué. Nous dépassons une épaisse couche de nuage gris qui donnait une vision austère à cette vie ici bas et c'est dans un demi sommeil que j'aperçois maintenant sur ma gauche un ciel d'un bleu pur ainsi que toute la chaîne Pyrénéenne qui immerge dans une blancheur immaculée. C'est à ce moment précis que je pense à quelques chiffres : Saillagouse -6°, Paris + 9°, Cayenne + 30°. Quel régal de rentrer dans le positif. Je m'endors...

7200 Km de parcouru, moins 4 heures par rapport au fuseau horaire français (moins 5 heures en été). Les portes de l'avion s'ouvrent et une bouffé de chaleur m'envahit. Des odeurs d'épices et de fruits exotiques murs caressent mon système olfactif.
Bienvenue en Guyane, aéroport de Rochambeau.

Je prends un taxi qui m'emmène à Matoury, à 8 Km de Cayenne, où demeure mon ami Cathy. Elle est absente mais a laissé les clefs de sa maison sous un petit bol sur la table de son jardin. La chaleur est tel que je prends une douche afin de me rafraîchir et décoller cette transpiration accumulée depuis deux jours.
Cathy arrive. Nous sommes très content de nous retrouver après quatre ans d'absence. Nous échangeons nos histoires, nos idées, nos projets autour d'une bière chinoise dégoulinante de fraîcheur. Dans la soirée, nous partons pour Cayenne afin de trouver un restaurant asiatique. Qu'il est bon de retrouver cette ville dans cette chaleur moite et parfumée.
Le restaurant est climatisé. Je commande en apéritif appelé, planteur, qui est constitué de rhum, sirop de grenadine et jus de maracuja (fruit de la passion). Le tout dans un grand verre décoré sur son bord de poudre de noix de coco et d'une tranche de citron vert. Je commande de petits calamars farcis au porc et du riz parfumé.
Un régal !!!!! Je suis dans l'exotisme total.

Par la suite nous retournons chez elle pour une bonne nuit de sommeil. Sur le lit, les ventilateurs transmettent une relative fraîcheur dans un léger bourdonnement. Je suis paisible. Cependant, je sais que l'aventure n'est pas ici mais à Saül.

Le lendemain je me retrouve sur l'aéroport de Rochambeau. Je prends mon billet d'avion pour Saül et me présente au comptoir pour embarquer. Mon sac est trop lourd de 8Kg je paye un supplément. Je ne me souvenais plus que les bagages en soute ne doivent peser pas plus de 10 Kg et en cabine 5 Kg.
J'embarque dans un petit avion à hélice, d'une capacité de 20 personnes (photo 7), pour me rendre à Saül. C'est le seul moyen de locomotion pour accéder dans ce petit village perdu à 200 Km à l'intérieur de la Forêt amazonienne.
Ce village s'est crée au XIX ième siècle au moment de la grande ruée vers l'or (1855-1930). De nos jours, Saül compte une centaine d'habitants composés d'ethnies diverses et accueille les touristes en les logeant chez l'habitant ou en gîte.
Nous survolons maintenant cette forêt qui ressemble à un champ de persil très dense que l'on observe jusqu'à perte de vue et l'on ne peut s'empêcher de penser qu'elle occupe une superficie de 4 500 000 Km2 soit 5 fois la France. (Photo 8).
Je repense au travail qui m'attend sur place, faire ce modeste reportage et créer un trekking mais de suite je m'évade et pense, sans nostalgie, que je m'éloigne de ce confort exagéré, loin également de certains êtres humains qui n'hésitent pas par leurs méchancetés et leurs hypocrisies de vous blesser moralement ou physiquement en ignorant que sans amour leur existence n'a plus aucun sens. Mais ceci est une autre histoire.

Ce que j'adore dans les voyages est le contact avec les gens, connaître leurs histoires et dans quel environnement ils vivent mais ce qui me passionne c'est le fait de m'adapter à tout, de faire face à mes problèmes et de les résoudre.
Que je sois en foret ou en montagne j'aime vivre des situations extrêmes car c'est dans ces moments là où je me sens vivre. Grâce à ces expériences, je pense apporter aux gens une sécurité dans des séjours organisés et beaucoup moins aventureux.
Lorsque je parle d' (extrême), ne voyez pas là des risques insensés mais de vivre autrement que chez moi exemples : construire et dormir dans un igloo, dans un hamac en pleine forêt amazonienne, randonnées dans des contrés sauvages etc. En aucun cas je ne ferai d'escalade sans corde, sauterai des falaises ou descendrai un couloir d'avalanche en ski.
Apporter la sécurité n'est pas forcément le fruit de montées d'adrénaline mais d'analyses face aux risques.
Nous traversons maintenant des nuées de petits nuages qui dégorgent leurs flots d'humidité sur la forêt puis, plus loin, la forêt renvoie dans le ciel le surplus d'eau sous forme de brouillards localisés semblables à de petites fumerolles.
Surtout ne pensez pas que la forêt est plate car j'aperçois une multitude de petits sommets ou chaînes de collines ne dépassant pas les 500 mètres environ de dénivellation avec ces fleuves, de couleur marron, qui s'entrelacent entre ces monts.
Après 40 minutes de vol, j'aperçois au loin la piste d'atterrissage en latérite (#) ainsi que le village de Saül encerclé de chlorophylle.
# : Chemin en latérite mélange d'hydroxydes d'aluminium et de fer.




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[Le Village Saül] [Les Randonnées]





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